Les modèles d’affaires basés sur le cloud-computing se sont avérés très productifs, et ce pour de bonnes raisons. Pour de nombreux problèmes que rencontrent aujourd’hui les designers, architectes et ingénieurs (parmi d’autres professionnels), “le cloud” offre une meilleure solution que celle que les options conventionnelles offraient par le passé. Parfois le cloud facilite la collaboration et le partage des données, comme c’est le cas dans les systèmes de PLM ou de BIM. Parfois il est plus économique d’utiliser le cloud pour des besoins occasionnels plutôt que d’investir en interne dans des équipements spécialisés ou plus puissants.
L’aspect le plus important du cloud computing est peut-être de faire en sorte que l’impossible devienne possible en permettant à tout le monde, partout, d’avoir accès à une puissance informatique essentiellement illimitée pour résoudre un problème. Lorsqu’il s’agit de faire preuve de créativité pour résoudre un problème, les designers doivent changer leur manière de penser les problèmes en question. Quand il s’agit de services et de logiciels, cela force les entreprises à réévaluer les fondements de leurs modèles d’affaires.
Les ingénieurs savent souvent quels sont les outils d’analyse et de simulation qu’ils souhaitent obtenir. Dans le passé, la résolution de problèmes nécessitait souvent de trouver des méthodes judicieuses pour trouver une solution ou obtenir une réponse suffisamment appropriée et pouvant surmonter les contraintes imposées par des limites très réelles: la puissance informatique et les coûts informatiques. Dans le monde du cloud-computing d’aujourd’hui, cette idée a été renversée. Carl Bass, le PDG d’Autodesk, note que dans le monde du design, l’une des ressources les plus disponibles aujourd’hui et l’un des outils les moins chers pour résoudre quasiment tous les problèmes est une réserve pratiquement illimitée de puissance informatique. Pour l’ingénieur d’aujourd’hui la question est très rapidement en train de devenir “existe-t-il un service ou une application qui corresponde à mon problème et qui me permette de puiser dans la puissance informatique quasi infinie du cloud?”. Le processus de résolution créative de problèmes est renversé.
Les entreprises reconnaissent aujourd’hui, pour la plupart, que leur stratégie doit prendre en compte le cloud. Chez CADplace nous n’avons jamais rencontré d’entreprise qui ait choisi d’ignorer totalement cette tendance qui révolutionne le marché. Très peu d’entre elles adhèrent sans réserve au cloud, qu’elles placent au cœur de leurs investissements et stratégies de développement.
Tout d’abord, reconnaissons que le modèle client-cloud n’est ni un substitut, ni une version mise à jour du modèle client-serveur. Ce dernier est particulièrement pertinent pour les entreprises et nous voyons même la virtualisation de stations de travail graphiques se déplacer dans la salle des serveurs, créant un nouveau modèle client-serveur pour l’ingénierie et le design. Le centre de données comporte à la fois des avantages et des inconvénients en relation avec le cloud.
Concernant les stations de travail des designers, le besoin et la puissance de ces stations de travail n’ont jamais été aussi grands. Tous les designers, ingénieurs ou architectes travaillant de manière interactive avec leurs designs ont besoin d’une station de travail plus ou moins puissante selon leurs designs et leurs applications. Et l’augmentation de la puissance et de la capacité des stations de travail à des prix désormais abordables rend ces professionnels plus productifs et plus efficaces. Vos outils de CAO pour le design, l’ingénierie et la visualisation interactive ne seront pas disponibles sur le cloud pour encore quelques années.
(Chez CADplace nous avons remarqué que des outils moins exigeants, que certains pourraient même qualifier de triviaux, tels que les outils de design d’intérieur utilisés par les consommateurs, avaient été convertis en applications basées sur le web et par conséquent sur le cloud. Ceux-ci se trouvent dans la même catégorie que les applications internet, comme cela a été le cas dans le passé pour les tableurs et logiciels de traitement de texte. Bien que ceux-ci soient utiles de temps à autres, la plupart des utilisateurs continuent d’utiliser une application client locale pour assurer de telles fonctions.)
Cela dit, l’avantage spécifique du cloud, et en particulier du cloud-computing, est de permettre à tout le monde de louer, à un prix abordable, n’importe quelle portion de la capacité informatique mondiale pour un jour, une heure, une minute, ou une seconde... pour résoudre leur problème. Il s’agit d’un développement qui change tout et nous n’avons pas même commencé à percevoir ses effets sur notre travail et sur la résolution de nos problèmes. Pour les designers, ceci a un impact sur tout ce qui va au-delà des analyses et simulations les plus basiques.
Le deuxième avantage spécifique du cloud est l’accessibilité, le partage et la collaboration que permet le cloud. Bien entendu l’avantage est non pas la capacité informatique quasiment infinie mais plutôt la capacité de stockage quasiment infinie et l’accès universel aux mêmes informations. Par exemple, PLM 360 d’Autodesk a copié toute les fonctions et la complexité d’un système de PLM d’entreprise et l’a déplacé vers le cloud. L’entreprise a fait la même chose avec BIM. Il s’agit d’un problème différent et d’une solution différente de la simulation et de l’analyse, par exemple, mais encore une fois le cloud offre une solution PLM & BIM, ce qui n’était pas possible auparavant. Ceci change la manière dont nous résolvons les problèmes et cela change bien entendu le modèle d’affaires pour les entreprises proposant des services et des logiciels aux communautés de design et d’ingénierie.

Mes derniers billets ont présenté les avantages que les utilisateurs et les éditeurs de CAO pourraient trouver dans l’utilisation d’une CAO en ligne. Connaissant bien des deux mondes j’ai décrit, selon mon point de vue, comment ces deux communautés voyaient l’avenir positif d’une CAO en mode Cloud.
Je vous invite donc à découvrir ce dernier billet publié sur le blog www.cao-en-ligne.com sur les inconvénients pour les utilisateurs d’une CAO en ligne. Vous pouvez y accéder en cliquant ici.
Bonne lecture.
Laurent Chojnowski
Expert CAO & Simulation & PLM & Cloud
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Je suis fan de ce qu'il est possible de faire avec 123D Catch, vous pouvez en voir un aperçu en vidéo, lire mon article sur la numérisation des objets avec votre appareil photo et également accéder aux liens pour télécharger l'application. J'ai partagé mes expériences en expliquant comment obtenir de meilleurs modèles. Et certains designers que je connais - Stéphane Gantelet en France par exemple - ont réalisé un travail particulièrement créatif avec ce produit.
Sérieusement, je ne plaisante pas, si vous aimez 123D Catch, rendez-vous sur le blog de Stéphane et regardez sa vidéo.
Etant Apple à 100%, mon expérience avec ce produit dépendait de l'accessibilité à une machine sous Windows - ce qui limitait quelque peu le temps que je pouvais passer sur ce logiciel. J'étais donc content de trouver un jour dans ma boîte email la notification de la sortie de ce logiciel pour les produits Apple. Cette joie céda immédiatement sa place à la déception de constater que le produit n'était pas disponible pour Mac ! Mais enfin, c'est une application Cloud – où est la version Mac ? Pas encore disponible. Cela dit vous pouvez me faire confiance, CADplace l'essaiera dès qu'elle le sera.
Certes, cette nouvelle était toutefois intéressante pour le possesseur d'iPhone que je suis, Autodesk ayant été très actif sur l'Apple Store, avec de nombreuses sorties. Excité à l'idée d'essayer quelques nouveaux jouets, je clique... Nouvelle déception. Pourquoi cette fois ? Habitant en France, les applications ne sont pas disponibles sur mon itunes store, et l'itunes store américain interdit à mon compte itunes français d'y télécharger quoi que ce soit – pas même les applications gratuites ! OK, rendez-vous sur le itunes store français. Oups, pas d'application. Hmm que faire ?
OK, c'est facile, créer un nouveau compte itunes pour le itunes store américain. Pas si vite. La création du compte nécessite une méthode de règlement américaine. Toutes mes cartes de crédit sont françaises, j'ai donc essayé Paypal, sans succès, ils y avaient également pensé. Finalement, puisque c'est un logiciel gratuit, j'ai vu l'option "Aucun mode de règlement" et l'ai donc cochée. D'accord, j'ai encore besoin d'une adresse américaine pour l'itunes store – l'adresse des parents convient, 2 emails pour vérifier, c'est bon, cela fonctionne ... Enfin !!
Donc si vous êtes en Europe, gardez bien cela à l'esprit si vous voulez les applications Autodesk du Apple Store – vous aurez besoin d'un moyen de règlement américain (carte de crédit) mais vous pouvez également créer un compte spécialement pour les Etats Unis sans définir de mode de règlement. Mais il faudra alors créer une fausse adresse aux Etats Unis pour vous inscrire. On se demande parfois si ces multinationales réalisent que le monde ne se résume pas aux Etats Unis.
Et si comme moi vous n'utilisez que des Mac mais n'avez pas besoin d'un iPad, la version pour iPad ne fonctionnera pas sur votre Mac... Désolé, l'attente n'est pas encore terminée.

La semaine dernière j’ai une nouvelle fois mis la main sur une SpaceMouse Pro. La chose qui m’impressionne le plus à chaque fois que je l’utilise, c’est le sentiment d’avoir le modèle dans une main, et un couteau ou scalpel dans l’autre. Cela rejoint la métaphore que m’a racontée un ami qui travaille avec les souris 3D: la différence entre une souris 3D et une autre souris est un peu la même que d’essayer d’éplucher une pomme avec une main ou en utilisant les deux mains.
J’ai toujours pensé que ne pas avoir de souris 3D était comme conduire avec une seule main: essayer de tourner et passer une vitesse avec une seule main. La différence est remarquable lorsque l’on travaille en 3D. Vous avez le modèle dans une main, le curseur dans l’autre, et les touches de fonction à portée de main. Prêt à travailler.
J’ai écrit récemment que les souris 3D pouvaient vraiment être un atout pour les entreprises dans lesquelles tous les designers et ingénieurs 3D travaillent avec une souris 3D. J’ai trouvé une étude réalisée par 3Dconnection qui démontrait que l’augmentation de la productivité s’élevait en moyenne à 21%. Même si >20% de productivité semble un peu beaucoup, que l’on estime les gains de productivité à 10% et que l’on fait un simple calcul, cela signifie que toutes les 2 semaines vous gagnez 1 journée de travail. C’est incroyable. Donc, pour un prix de 299€ pour une SpaceMouse Pro, vous amortissez la souris très rapidement – même avec une augmentation de productivité de 10% seulement. Donc pourquoi toutes les entreprises ou designers 3D intelligents ne feraient-ils pas ce pas évident pour pouvoir commencer à travailler plus productivement? Peut-être parce qu’ils sont comme moi habitués à être sceptiques. Après avoir travaillé avec une souris “normale” pendant les 20+ dernières années, on se dit non seulement que c’est suffisant, mais ceci nous empêche également d’imaginer comment on pourrait vraiment travailler mieux avec quelque chose d’autre.
Alors devinez quoi – ce scepticisme est une question “d’habitude " – l’habitude de travailler de cette manière-là.
Donc la question de «comment les gains de productivité permettent d’amortir le coût de la souris» est peut-être moins pertinente (parce que la réponse repose sur un simple calcul) que la question «comment se débarrasser de nos propres préjugés pour repenser nos modes de travail jour après jour». Si nous nous posons cette dernière question, alors des solutions comme la SpaceMouse Pro commencent à devenir des réponses naturelles dans notre quête de productivité et de profits plus élevés.

J'ai testé le produit 123D Catch, qui est sur le cloud et qui permet de mettre en lumière les photos pour générer facilement des formes géométriques à partir d'objets réels.
En écrivant mon premier article sur l'utilisation d'123D Catch , je me suis rendu compte que les surfaces monochromatiques et les reflets pouvaient poser problème lorsque l'on tentait de créer une bonne géométrie.
Ceci n'est pas surprenant si l'on pense que «la lumière est la source de l'information géométrique». Dans le premier cas, si vous prenez 30 photographies d'une surface réflective depuis plusieurs positions différentes, vous obtiendrez 30 surfaces réfléchies différentes. Ceci posera sans doute problème aux algorithmes d'123D Catch.
Dans le deuxième cas, une surface lisse, monochromatique – même si elle possède une surface courbe ou sculptée bien définie – ne fournit pas de points de référence facilement identifiables. Et 123D Catch a besoin de points de référence communs à plusieurs photographies pour pouvoir produire des formes géométriques.
Donc quand j'y repense, cela semble évident, mais lorsque le premier modèle est envoyé par le cloud d'Autodesk et ne ressemble que très vaguement à ce que vous avez photographié, c'est tout de même une surprise.
Je donnerai bientôt d'autres astuces pour vous aider à améliorer vos photos pour 123D Catch.

La réunion annuelle de prototypage numérique qui s’est tenue à Paris a permis d’offrir un aperçu des technologies les plus récentes à être utilisées pour simuler un produit avant même la fabrication de la première unité.
L’aspect CAO permet certes d’ores et déjà d’assurer la modélisation, mais Autodesk en vient de plus en plus à mélanger simulation et visualisation - les points forts qui distinguent la Product Design Suite des autres produits disponibles sur le marché.
Mais parfois, tout ne commence pas simplement par une idée et un écran blanc - les produits existent déjà, les environnements existent déjà, et on peut choisir de les modeler, de les scanner, ou désormais, grâce à un produit Autodesk, de les photographier.
Catch 123D est un produit client / cloud d'Autodesk actuellement disponible en version bêta.
Il semblerait qu'ils n'aient pas encore décidé s’ils souhaitaient en faire un produit autonome, une technologie intégrée à une suite de produits, ou encore un service auquel on pourrait accéder par abonnement, mais ceci n’a pas vraiment d’importance pour le moment. Aujourd'hui, le téléchargement est gratuit et vous pouvez commencer à produire de manière presqu’immédiate des modèles 3D à partir des photos que vous prenez.
L'aspect sympa de ce produit est la facilité avec laquelle il permet de générer des graphiques 3D de tout ce que vous pouvez prendre en photo. Vous avez besoin d'une plante dans un vase pour vos modèles d'architecture? Prenez votre appareil photo et photographiez les fleurs sur la table de salle à manger. Vous avez besoin d'un environnement 3D pour la nouvelle machine à café que vous venez de concevoir? Prenez votre appareil et organisez une séance photo dans votre cuisine. Obtenir une qualité géométrie 3D de tout ce que vous pouvez avoir dans votre ligne de mire est maintenant non seulement possible, mais facile.
C'est là le grand avantage de la 123D Catch: Autodesk, l’entreprise qui démocratise l’accès aux nouvelles technologies, offre avec son 123D Catch, un service génial, un outil qui permet d’utiliser tous ses produits de conception et de modélisation, et qui est vraiment très amusant à utiliser. Si vous êtes comme moi, vous allez passer beaucoup trop de temps à jouer avec!
Consultez la vidéo de démonstration qu’Autodesk a donnée à CADplace, puis téléchargez le programme Windows à partir du lien ci-dessus. Vous aurez bientôt de nouveaux modèles 3D, des modèles vraiment utiles et parfaitement adaptés à tous vos projets.





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